http://peravprod.blogspot.com/

 
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Artist's Comments

On the planet Perav, far from Midden occupied space, a pair of species developed simultaneously, and yet independently from one another. The Peravi, humanoids as tall as 7.5 meters (25 feet) lived within walking distance of the Peraveerin, who are very similar to humans in many likes.

It came to be known that the Peraveerin were a bit more technologically developed and moderately more intelligent than their larger counterparts, which would explain why they weren't merely eaten by them. As early humans kept wild cats as company to keep the mice away, the Peravi found it in their best interest to aid the Peraveerin, and so a form of symbionic relationship was formed between the two species. The Peravi would work as labor, since tearing a massive tree out of the ground and hurling rocks hundreds of meters might be difficult for a normal sized human, and the Peraveerin provided them with "technology", constructing weapons and clothing for them, and teaching them the ways of a more advanced society.

Unfortunately, when Midden encountered the planet, a war had been raging for some time, and the Peravi were all but extinct. Several members of their species lived in secluded areas of the planet, but only a few still remained with the Peraveerin, allowing themselves to be used as tools of war... img

Photo prise lors d'un jeu télévisé en 2008


 

PERAV PROD marque déposée.


 Composé de deux membres permanents et d’artistes invités, plus entité que collectif, Pérav’Prod use, avec un brin de provocation et de transgression, des codes de la société consumériste pour s’approprier l’espace public et privé. Détournement des règles, récupération des lieux communs, médiatisation, etc., mettent en place une œuvre totale sous la marque déposée Péravprod.

 

De par la teneur de ses actions et la détermination fondamentalement critique de son discours, Pérav’Prod appartient à une mouvance ou à un état d’esprit qu’il est loisible de localiser et d’observer dans l’histoire des avant-gardes artistiques ou littéraires. L’insolence dont le groupe sait, dans ses expositions et dans ses publications, faire la preuve et dont il se nourrit fut en effet, précédée par celle, empreinte d’ironie réelle, des Zutistes, par celle, non moins truculente, des Incohérents et autres Hydropathes regroupés au sein de leur Académie du dérisoire ou, pour évoquer une réalité plus proche dans le temps et dans l’espace, par celle, ravageuse, de Présence Panchounette ou du groupe Untel.

Réitérant avec la même jubilation que ses aînés les postures contre l’autorité institutionnelle, morale ou religieuse, le collectif Pérav’Prod, bordelais comme les deux précédents, ne joue cependant pas la carte du retrait ou de la marge. Son positionnement est autrement plus complexe en ce qu’il intègre dans sa pratique certaines données du contexte socio-économique. La procédure visant au dépôt de la marque Pérav’Prod tout comme l’organisation de ses actions et de leur suivi donnent, à ce titre, des indications intéressantes sur la manière d’être et d’agir du collectif. Déterminé à affronter la réalité tout en conservant l’esprit critique qui l’anime, Pérav’Prod donne à l’inconsistant une forme fiable, au débridé un contenu qui finit par apparaître cohérent.

L’ironie aiguisée dont il a coutume de faire usage, l’exercice fréquent de la provocation, tous deux assortis d’un langage au lexique pas forcément accessible au commun, peuvent réellement déconcerter. Mais les propositions du groupe ont ceci de plus déconcertant encore : elles s’affranchissent des normes et des valeurs institutionnalisées pour mieux mettre en évidence la pertinence d’une pratique qui n’exclut que ce qui nourrit l’exclusion, qui affirme de manière parfois véhémente pour mieux combattre l’arrogance habituelle des discours officiels, ou qui tend à se donner des allures d’entreprise sérieuse et responsable pour dénoncer toutes celles qui, sous ces qualificatifs vertueux, souscrivent aux principes d’une réalité bien contestables.

 

Perav’ Prod, constitué d’Olivier Paulin et Xavier Ferrère, est installé à Bordeaux.

                          

                                                                                    Maurice Fréchuret

                                        Directeur des musées nationaux du XXe siècle
                                                                                  des Alpes-Maritimes



Crédit et format de PERAVPROD PROPOSENT :

 

Une articulation totale de son implication et sa conception de l’art d’aujourd’hui.

Après une lecture si acerbe du développement égal de l’exposé et du regardant, nous procurons les nouvelles données qui seront, souhaitons le, dépassée par une nouvelle génération avenir.

 

     Les propos sont aux valeurs des sensations voulus.

 

Une débâcle d’instincts qui aura comme objectif premier de révéler au monde l’appétit indécent et empoisonné de la vie culturelle de Bordeaux.

Les personnes qui auront le courage de nous suivre seront dans l’obligation d’intoxiquer tout discours.

 

PERAV’PROD n’est pas là pour se congratuler ou de s’aligner sur des idées d’avant-garde ; mais une contestation à vocation insubordonnée.

 

Nous ne laisserons pas la place au vide immaculé.

 

Nos idées seront là pour imprégner d’imagerie le public spongieux en demande.

 

XAVIER FERRERE - 1JUILLET2001

 


AUX PROTAGONISTES PERAVPRODIEN

 

          SAMEDI22 SEPTEMBRE 2001 à 17h, nous avons établis une assemblée afin d’entendre les propositions en matière d’application sur le projet d’investir le CAPCMUSEE.

          Nous n’avons pas besoin, à priori, de vous expliquer ce que peut signifier la demande d’une institution qui plus est, la plus prestigieuse et la plus vaste de BORDEAUX.

 

          Au terme de cette rencontre nous n’avons aucune mesure précise à vous communiquer, mais nous pouvons vous rapporter les éléments principaux de notre position.

          Nous avons procédé à un certain audit à tous les mortels suivant, épousant ou refoulant le caractère de PERAV PROD.

          Ce terreau fertilisant étant constitué d’énergie plus ou moins négative, ou les noyaux durs sont par nature indépendants.

          Les projets sont peu débattus mais réfléchis.

          Nous savons bien que certains ne se limitent pas à une simple répartie du projet en y répondant débilement par l’objet.

          Mais une approche disséquée et écorchée de l’idée.

          L’art et son commerce.

          Toutefois, dans un effort d’instabilité croissant.

XAVIER FERRERE - PERAVPROD


PERAV PROD
#"art press, n°289" par Didier Arnaudet
 capcMusée d'art contemporain
 6 février-30 mars 2003#

PeravProd fonctionne sur une logique de l'addition.
Cette addition évite toute conclusion définitive et se prolonge
sans cesse dans une indétermination où jamais ne pointe le terme final.
Donc,Perav prod = Olivier Paulin + Xavier Ferrère,<< deux énergies complétementaires stimulées de façon chaotique>>,
+ un collectif qui rassemble des artistes dont le nombre varie en fonction des projets+une démarche expérimentale
pour punir les vrais responsables du déclin des institutions culturelles + une marque à caractère artistique déposée
à l'Institut National de la Propriété Industrielle + des expositions + des interventions + des éditions + des conduites événementielles
 + des résonances ludiques + des visions confondus, et la liste mouvante, vivante, continue d'allonger son cours
avec une redoutable souplesse. C'est une machinerie qui s'emballe dans tout les sens, refuse les cadrages,entremêle les pratiques et les registres,
 implique des poussées de vie et des histoires disparates.
Ce qui importe, c'est de se faire voir, de se faire entendre, de produire
de l'activité, d'interpeller, de débatre et de ne pas se laisser engourdir par le chant des sirènes de toutes sortes.
Pour cela, il faut être plusieurs.Perav Prod parie sur la diversité et le travail d'équipe, et se situe indiscutablement
du côté de l'échange et du partage.La tâche consiste à faire surgir des situations précaires et pourtant persistantes où
règnent l'interruption, le décousu,le désordre, mais qui ne peuvent être dissociées d'un besoin vital de communiquer.
L'exposition présentée dans la Galerie des projets du capcMusée d'art contemporain se défint ,avant tout,
par l'accumulation des actions, des vidéos, des peintures et des installations librement associées.(1)
l'assemblage se fait en tenant compte des différences et des ruptures, et contribue ainsi à construire des fragments de fictions contradictoires les uns
avec les autres et malgré tout enchaînés les uns aux autres sans solution de continuité.La force de ce mélange de propositions picturales,
sculpturales, musicales, cinématographiques,décoratives ou architecturales et d'univers issus de la télévision,de la bande dessinée,
des événements sportif, des mouvements sociaux et des jeux vidéos réside dans sa capacité à brouiller les lignes trop claires et à créer
une instabilité génératrice de significations nouvelles.Mais le propos ici ne se contente pas d'une habilité certaine à gérer
une hétérogénéité où les greffes ne sont pas trop apparentes.
Olivier Paulin et Xavier Ferrère ne font pas l'économie de la question du rapport avec les institutions,et l'exposition
est aussi pour eux une possibilité de se placer dans un juste positionnement,de dresser le bilan des bénéficesz obtenus et
de les réexaminer dans une nécessaire distance.
Ainsi, le parrainage par la direction Régionale des Affaires Culturelles du baptême(à caractère artistique) de Carl,
dit<<K>>,fils d'Olivier Paulin, et la démarche de Xavier Ferrère pour faire de Perav Prod une marque déposée avec
le concours de la ville de Bordeaux et du capcMusée apportent d'autres éclairages sur la relation entre artistes et institutions.
 
 Didier Arnaudet
                    (1)Leïla Albayati,Sébastien Blanco,Patrice Ferreira, Cécile Nogués, Bertrand Peret,
                       Christophe Renaud, Lili Reynaud, Michaël Schleyer, Sophie Théaux,Laurent Besse,
                       Aude Nogués, Marc Vernier,Koni, Brigitte Deniau, Emmanuel Bourrousse,Benoît Buron,
                       Gaëlle Tournier,.....



Dépôt de la marque PERAV-PROD. Xavier Ferrère.

Selon la théorie dite de l’unité de l’art, toute création de forme ou de dessin nouveau peut bénéficier de la protection définie par la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique : tout objet industriel caractérisé par une esthétique particulière est en effet considéré comme une création artistique, quelle que soit son installation. (I.N.P.I)

 

PERAV-PROD fait un dépôt national d’une idée pas nouvelle mais constamment à renouveler, l’action artistique alternative.

Nous déposons les droits de la marque. (la marque est renouvelé tous les 10 ans à l’I.N.P.I)

Le doute peut surgir sur ce procédé, mais c’est le jeu de PERAV-PROD d’influer ses comportements et de ne pas coller à une espérance ou à une éthique de réflexion intègre.

C’est l’élaboration du droit industriel par un soutien du capcMusée au destin de PERAV-PROD.